Nam Juin 2026

Date de parution: 5.07.2026

éditorial
Votations fédérales: OUI à l’armée et à la PC

Le 14 juin, le peuple suisse a pris une décision juste et prévoyante, tout à fait dans l’esprit de l’Association des sociétés militaires suisses (ASM), envoyant ainsi un signal clair en faveur d’une Suisse sûre et capable de se défendre. C’est à une majorité certes assez étroite de 52,5% qu’il a dit «oui» à la révision, attendue depuis longtemps, de la loi sur le service civil (LSC), qui prévoit de durcir les conditions d’admission au service civil pour des raisons de conscience. La population a pris conscience qu’un renforcement tant de l’armée que de la protection civile est indispensable en raison de la détérioration de la situation en matière de politique de sécurité. Avec cette révision, le service civil perd de son attrait et l’équité en matière de service militaire est à nouveau davantage prise en compte. Le «oui» constitue une première étape décisive pour garantir à long terme les effectifs de l’armée et la protection civile.

La Constitution fédérale prescrit clairement le service militaire obligatoire, mais la réalité était tout autre ces derniers temps. En 2025 par exemple, les admissions au service civil ont atteint un nouveau record historique avec 7211 personnes astreintes, ce qui correspond à l’effectif d’une brigade de combat et est totalement inacceptable pour l’ASM. En effet, le service civil est toujours l’exception et, selon la Constitution, un service de remplacement spécial permet-tant de remplir l’obligation de servir en cas de conflit de conscience insurmontable. Afin de garantir la capacité de défense de la Suisse et la disponibilité opérationnelle de la protection civile, le Conseil fédéral et le Parlement ont élaboré six mesures visant à rendre plus difficile le passage injustifié du service militaire vers le service civil, mesures qui ont été acceptées le 14 juin par le peuple.

 

Assurer les effectifs dans un monde incertain

La guerre en Europe et l’instabilité mondiale exigent une Suisse capable de se défendre. Ces dernières années, l’armée a été sensiblement affaiblie par le nombre élevé de départs. Le «oui» du 14 juin est un premier pas pour enrayer la tendance de l’érosion insidieuse de notre armée et de notre sécurité. En même temps, cela permet d’éviter les départs tardifs de cadres et de spécialistes déjà formés. La révision garantit que les précieuses compétences de commandement restent là où elles sont le plus nécessaires pour la sécurité nationale. Outre l’aspect sécuritaire, ce projet porte également sur l’intégrité morale du système de milice. L’équité en matière de service militaire est rétablie.

 

Une votation avec trois gagnants: l’armée, la protection civile et le service civil?!

La grande gagnante de cette journée de votation est l’armée, car ses effectifs seront renforcés et parce que l’obligation générale de servir a été confirmée avec la restriction de la liberté de choix de facto. La protection civile fait également partie des gagnants: grâce à ce «oui», elle regagne en importance et bénéficiera de renforts en personnel. Enfin, le service civil fait également partie des gagnants grâce au résultat du référendum d’aujourd’hui. En effet, avec cette révision, le service civil retrouve enfin son objectif initial, tel que prévu par la Constitution: il s’agit d’un service de remplacement pour tous ceux qui sont confrontés à un véritable conflit de conscience. La révision modérée et judicieuse de la LSC renforce en fin de compte le service civil et son acceptation.

 

L’armée doit elle aussi évoluer – de nouveaux modèles de service sont nécessaires!

L’ASM est convaincue que, dans la mesure où le service civil perd de son attrait, l’armée doit évoluer et s’adapter. Elle doit, par exemple, organiser et moderniser le service de manière à ce que les jeunes motivés le considèrent comme efficace et utile. Mais il ne s’agit pas seulement de structures plus flexibles: il faut aussi un équipement moderne et suffisamment de matériel opérationnel, qui doivent être acquis et mis en service de toute urgence. L’ASM réclame depuis longtemps que le modèle de service obligatoire de l’avenir soit introduit le plus rapidement possible. Elle privilégie à cet égard le service obligatoire de sécurité, qui prévoit notamment la fusion de la protection civile et du service civil.

Colonel EMG Stefan Holenstein
Président de l’ASM

sommaire

Or donc...

4

«Une défense nationale cognitive».

En vrac

5

De nouvelles collaborations à la rédaction de Nam.

Service civil

6

La manifestation du 22 mai 1993 sur la Place fédérale est considérée comme historique.

Informations

7

L’armée adopte une nouvelle position de repos.

Sécurité

8

La Suisse, une faille dans la sécurité de l’Europe, selon l’ASM.

Etude et sécurité (ACAMIL)

10

Soutien pour une armée forte et une coopération renforcée.

Sommet du G7

11

Bilan positif de l’engagement de l’Armée suisse.

SVO

16

Assemblée générale à Cully. 

SFO

17

Assemblée générale à Romont.

Le sous-officier

23

Avec un message du rédacteur en chef de Nam et avec l’ASSO-Suisse, ainsi que la Fédération des vétérans et les sections de Genève (Vieille garde), de l’ASSO-Vaud, de Lausanne et d’Yverdon et environs.

Revue Notre Armée de Milice
Jean-Hugues Schulé
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